«La quête de beau - Les graines d'un journal de femme fleur»
Je t'invite à une promenade intime à travers les pensées et les émotions d'une femme en quête de sens, d'harmonie et de beauté. Chaque réflexion, chaque mot posé, se transforme en une graine, prête à fleurir dans le jardin de la conscience. Je partage mes questions sur l'art de créer, d'aimer et de se reconnecter à soi-même dans un monde souvent chaotique. C'est un chemin de douceur, de liberté et de sens, où chaque pas, chaque acte créatif, devient une forme de résistance et une quête de beauté silencieuse.
RÉFLEXIONSINSPIRATIONCARNET CRÉATIF
1/24/20258 min lire
« La quête de sens dans un monde chaotique»
Dans un univers en perpétuel mouvement, où la rationalité semble écraser l'imaginaire, je vis comme une cueilleuse de graines, récoltant l'essence du beau dans le chaos ambiant. Être une cueilleuse, c’est reconnaître que chaque détail porte un fragment de sens, un écho à la vie elle-même. Cette quête n’est ni futile ni naïve : elle est un acte de résistance, une manière d’insuffler de l’amour et de l’harmonie dans une époque marquée par la dissonance.
À travers cette métaphore, je veux explorer ce que signifie « rêver d’amour » et transformer des instants fugaces en actes créateurs, dans une approche qui mêle existentialisme, taoïsme et une sensibilité au vivant.
« Les graines du beau – Journal d’une femme-plante»
« Dans le silence de l’aube, quand le monde hésite encore entre l’ombre et la lumière, je marche. Je suis cette femme étrange qu’on aperçoit de loin, le regard baissé vers la terre, les mains effleurant les tiges, comme en quête d’un secret caché dans les plis du réel. Je ne cherche rien, et pourtant je trouve tout. « Une miette qui scintille devient une pépite, un reflet d’eau, une luciole libre. »
« Au creux des jours, quand le monde semble figé dans l’inertie, je marche. »
Dans les songes de mes nuits, dans les replis de mes réveils, au centre de mes heures creuses, je cherche des fragments oubliés. Ces bouts de rêves vivants en silence sont presque inexistants. Mais je trouve des éclats qui brillent à peine, des miettes éparses que d’autres ignorent. Un caillou sous mes doigts devient une offrande. Il ne dit rien, il existe là, simplement, et cela me suffit pour y voir un trésor.
« Ce caillou, c’est le cœur de la vie : brut, humble, essentiel. »
Comme une sorte d’Amélie Poulain, je suis une cueilleuse de graines de sel. Un talent dépourvu de pouvoir qui émane de mon hypersensibilité, de mon handicap invisible à être, à ressentir avant de pouvoir me mouvoir et agir.
C'est ma part à réaliser dans le vaste chaos du monde.
« Mon vœu, ma vocation, sans rien prétendre, est de rêver éveillée. J’enlace ces fragments invisibles : non pas pour les changer, mais pour les révéler. »
« Le sens de ma vie, depuis que je l’accepte et le comprends, c’est de donner de l'amour, du beau. »
Tout ce que je touche reste ce qu’il est – un caillou reste un caillou, une pétale reste une plume éphémère –, mais sous mes yeux, ces fragments prennent vie. Ils se teintent d’une lumière que d’autres ne voient pas, et cela suffit pour que je continue.
L’existentialisme nous enseigne que l’humain donne sens à sa vie par ses actes et ses choix. Être une cueilleuse de graines, c’est choisir de regarder le monde avec un regard attentif, presque sacré, et de transformer ce que l’on voit en quelque chose de durable. C’est un acte créatif dans un monde où tout semble éphémère. Jean-Paul Sartre écrivait : « L'existence précède l'essence », et cela signifie que nous avons le pouvoir de donner une signification à ce qui n'en a pas au départ.
Dans ma quête, l’imaginaire se meut en arme. Mes rêves sont un refuge, et une manière de dialoguer avec l’existence. Chaque caillou, chaque pétale, chaque reflet devient porteur de récits. Il s’agit d’une alchimie sans or, où l’acte de rêver et de créer ne transforme pas les choses , mais elles en changent le verbe, le mot, en récit intérieure. La pétale de fleur, la plume ou la ruine ne demandent pas à être transformées en autre chose. Elles sont déjà parfaites dans leur imperfection.
Le poids de la fragilité – Journal d’une femme – plante
« Mais être une cueilleuse de graines, c’est vivre sur un fil. Mon équilibre est précaire. Je suis fragile.»
Tel une aile de papillon, ce monde exalte la force, la puissance, le pouvoir ; alors que l’émotion sensible est simple et fragile. Une petite impertinence de naïveté, une oisiveté de douceur, qui peut nous distraire du sérieux, des exercices de frappes de forces humaines ( si éternelles... malheureusement ).
« Tellement fragile que ma sensibilité paraît risible et mensongère quand on ne veut pas cheminer avec moi. »
Pourtant, dans cette fragilité réside une vérité. Elle me force à regarder autrement, à ressentir plus profondément, à transformer ce qui me dépasse. Lao-Tseu disait : « Rien n’est plus souple et plus faible que l’eau, et pourtant rien ne lui résiste. » Comme l’eau, je me faufile, j’épouse les contours du monde, je glisse entre les aspérités. En tout cas, j'y aspire, rester libre et forte malgré mes faiblesses.
Cette sensibilité, que beaucoup jugent enfantine, est ma boussole. Elle me pousse à aimer là où d’autres renoncent, à voir là où d’autres détournent les yeux.
La sensibilité comme force et comme fragilité
Être pétri d’amour, c’est souvent être jugé comme candide, comme si la sensibilité était une faiblesse. Mais les philosophies orientales, notamment le taoïsme et le shintoïsme, nous enseignent que la force réside dans la douceur. Lao-Tseu disait : « L’eau est fluide, douce et coulante. Mais l’eau peut vaincre la pierre. » « Rien n’est plus faible que l’eau, mais rien n’est meilleur pour vaincre le dur et le rigide. » Être une femme-plante, c’est honorer le cycle de la vie, accepter de donner sans toujours recevoir, comme les arbres qui offrent leur ombre, leurs fruits et leurs graines.
Créer pour ne pas sombrer – Journal d’une femme-plante
« Créer a toujours été mon refuge et le lien entre mon âme et ma conscience. »
J'ai longtemps cru que créer n'était qu'un jeu, une manière de distraire mes pensées trop lourdes. Mais j'ai fini par comprendre que c'était bien plus que cela. Créer, c'est respirer. C'est trouver un espace où je peux exister pleinement, sans masque, sans carapace. C'est trouver l'harmonie en m'alignant durant un bref instant, en laissant le flux de la vie découler sans résistance. L'acte créatif devient une sorte de « non-agir » où l'énergie circule librement, dans une symbiose avec l'univers, une forme de lâcher-prise qui permet de révéler ce qui est enfoui en soi.
On peut construire du sens dans un monde absurde : En ceuillant ces espaces-temps créatifs, avec un geste aussi inconséquent que dessiner ou peindre, en travaillant dans nos ateliers, on se réalise créateur de ces moments suspendu, on batît du sens alors que notre concentration est absorbée. Et moi j'y vois un acte libérateur et porteur de responsabilités.
Créer fait de notre liberté, un manifeste pour affirmer notre existence. La création devient alors un acte profondément libre, un choix de donner sens à une vie souvent perçue comme dénuée de sens ou de structure. Pour moi, créer, c'est offrir une vibration possible, même si l'absurde persiste, et le geste créatif devient un moyen d'être véritablement soi-même, sans justification. C'est une manière de traduire l'indicible, de donner un sens à ce qui semble absurde.
Créer pour ne pas se perdre
« Créer a toujours été mon refuge et le lien entre mon âme et ma conscience. »
Je peux, grâce à l'art, exprimer mon regard d'Amélie Poulain comme une bulle de sérénité, de sécurité, pour ne pas mourir asphyxiée par les rudes verrous de notre époque chaotique. Créer n'est pas un choix, c'est une nécessité pour créer mon refuge. J'y sème des voeux d'équilibre et de sérénité, pour viser un état de calme profond malgré le tumulte extérieur et intérieur. J'espère que cet équilibre dans le « non-agir », nous porte vers une destination. En ce sens, l'acte créatif est une réponse au chaos extérieur, une manière de s'aligner avec un ordre intérieur qui nous permet de rester centrés malgré tout.
La création est un moyen de refuser l'éphémère de l'existence en faisant un acte de volonté. Ce n'est pas simplement s'échapper du temps, mais choisir de définir son temps à travers l'art. Ce refuge, c'est l'espace où je peux non seulement survivre mais aussi exister pleinement et librement, loin des attentes et des jugements du monde. Mais le revers du refuge aussi absurde que cela soit, c'est d'avoir eu si peur durant tant d'années d'assumer et de partager les résultats de ces moments suspendus.
L’amour comme fil conducteur – Journal d’une femme – plante
« Rêver d'amour n'est pas une fuite ou une illusion : c'est une manière de se reconnecter à l'essentiel. »
Aimer, pour moi, est un besoin. Aimer, c'est offrir sans attendre, sans effort, comme une fleur qui s'ouvre simplement parce qu'il ya de la lumière. Aimer c'est respirer, une réponse à notre environnement, une manière d'entrer dans une relation authentique avec ce qui est.
C'est par l'amour que l'on affirme son existence et que l'on se définit dans l'absurdité du monde. Aimer, c'est prendre un risque : accepter de se rendre vulnérable face à l'autre et d'assumer cette liberté de donner sans garantie de retour. Dans ce sens, l'amour devient une forme de résistance à la futilité de la condition humaine.
Rêver d’amour, une réponse au chaos
Rêver d'amour n'est pas une fuite ou une illusion : c'est une manière de se reconnecter à l'essentiel. En cela, l'existentialisme et le taoïsme convergent. Tandis que l'existentialisme nous pousse à agir, à créer du sens, le taoïsme nous invite à trouver la paix dans le non-agir, à laisser l'amour et la beauté émerger naturellement. L'amour est à la fois une présence calme face au chaos, une capacité à « laisser être » ce qui est sans chercher à le posséder ou à le contrôler. Et à la fois l'amour est une quête active, un choix, une décision.
C'est une réponse aux désirs humains de sens et d'identité. L'amour, dans sa pureté, n'a pas besoin de validation extérieure. Il suffit qu'il soit vécu de manière authentique pour que le chaos se transforme en quelque chose de beau, un cosmos où chaque acte, même le plus simple, porte en lui une signification profonde. Ainsi, rêver d'amour devient un acte existentialiste de réaffirmation de la vie, une manière de se relier à ce qui nous dépasse tout en restant ancré dans l'instant présent.
Une femme plantée dans le chaos – Journal d’une femme-plante
« Cueillir le beau comme certains cultivant l'envie. Que le plaisir peut être d'être une femme-plante. »
Les plantes sont les tutrices de l'équilibre. Elles n'ont pas besoin de mots pour enseigner. Elles poussent, meurent et renaissent, dans une parfaite harmonie avec leur environnement. En tant que femme-plante, je m'identifie à ce mouvement circulaire, à ce cycle d'adaptation et de renouveau, qui fait écho à une vision de l'existence comme un équilibre permanent entre naissance et mort. L'acceptation du flux naturel est un acte de profonde sagesse.
Cependant nous sommes responsables de notre vie, de notre devenir. Le cycle de la plante, bien qu'il semble être un modèle de résilience passive, et aussi une métaphore de l'engagement actif dans la vie. Être une femme-plante, c'est affirmer son être dans un monde chaotique, en puisant force et sagesse dans la simplicité de l'existence, tout en restant consciente de la liberté et des choix qui s'offrent à nous.
Une harmonie fragile et précieuse
Dans un monde souvent gouverné par le bruit et l'indifférence, rêver d'amour et cueillir le beau est un acte profondément humain. L'amour et la beauté, dans leur forme la plus pure, sont des silences qui deviennent des actes de résistance à la cacophonie du monde. Le taoïsme et l'existentialisme, tous deux, nous appellent à maintenir une harmonie intérieure dans ce monde fragmenté. Le taoïsme, en nous incitant à nous aligner avec l'ordre naturel de l'univers, et l'existentialisme, en nous invitant à forger une existence pleine de sens et de valeurs, même face à l'absurdité de la vie.
En somme, la quête d'harmonie de la femme-fleur est de trouver l'équilibre dans la rencontre entre ces deux philosophies : le taoïsme nous offre la sagesse de l'acceptation, tandis que l'existentialisme nous pousse à l'action, à la création du sens et de la liberté dans un monde sans repères.
« Vivre, c’est pour maintenir une harmonie, pour ne pas barricader notre tombe. »
Les petits riens ont une valeur. Rien n’est trop petit pour être aimé.